Il n'est pas non plus possible d'admettre que les prévenus sont consciemment et volontairement demeurés dans une foule alors que celle-ci annonçait par des signes concrets qu'elle allait porter atteinte à la paix publique (ATF 108 précité). De ce point de vue, le fait que des boules de neige aient été lancées, dans le contexte prédécrit, ne suffit pas pour admettre l'imminence de violence. - Enfin, il convient de relever qu'il n'a pas pu être établi que l'un ou l'autre des prévenus aurait fait partie des organisateurs de la manifestation. De la sorte, la question de savoir si un organisateur aurait pu davantage être conscient d'un risque de violence n'a pas à être tranchée.