Au vu des déclarations de ceux-ci et des témoignages recueillis, elles lui sont même étrangères. - Subjectivement, dès l'instant où il est établi que les prévenus n'ont pas vu les actes de violence qui ont conduit aux dégâts causés aux véhicules, ni qu'ils pouvaient les voir, il apparaît que de tels actes ne pouvaient pas être à leurs yeux prévisibles. Il n'est pas non plus possible d'admettre que les prévenus sont consciemment et volontairement demeurés dans une foule alors que celle-ci annonçait par des signes concrets qu'elle allait porter atteinte à la paix publique (ATF 108 précité).