115 CC en retenant que la demanderesse s’était mariée par amour et qu’elle avait été trompée par les sentiments de façade dont le défendeur a fait preuve à son égard avant le mariage et que ce n’était qu’après le mariage qu’elle avait découvert que le défendeur ne l’avait épousée que pour obtenir le droit de continuer de séjourner en Suisse. Pour le Tribunal fédéral, dans de telles circonstances, il apparaît objectivement compréhensible que la demanderesse, ayant découvert après le mariage que le défendeur l’avait trompée sur son intention de créer une communauté conjugale et donc sur le fondement même du lien conjugal, ressente comme insupportable la perpétuation de ce lien jusqu’à