Si un traitement antirétroviral est quant à lui susceptible de permettre une diminution du risque de voir le prévenu contaminer d'autres partenaires, on peut craindre, avec l'expert, que le prévenu ne comprenne un tel traitement – en principe efficace – comme lui permettant de remettre en place un système de pensée qui l'autoriserait à renoncer d'ores et déjà à toute forme de précaution. Une peine privative de liberté d'ensemble sera prononcée. Selon une étude portant sur les jugements prononcés en matière de transmission de virus VIH en Suisse entre 1990 et 2009 (AJP 2009 p. 1261ss, Peter Mösch Payot et Kurt Pärli), les peines qui ont été prononcées en application des art.