On relève par ailleurs que le prévenu n'a, depuis le mois de mai 2011, fait aucun geste concret pour s'excuser vis-à-vis de la victime. Durant le délai d'épreuve du jugement du 2 octobre 2009, le prévenu a commis les crimes ici retenus. Le prévenu a commis ces nouvelles infractions un an et demi après le jugement en question, alors même que la durée du délai d'épreuve du sursis n'avait même pas atteint la moitié. Cet élément montre que le prévenu est incapable de tirer un enseignement des sanctions qui lui ont été infligées, ce qui permet de prévoir qu'il est susceptible de commettre de nouvelles infractions au sens de l'art.