Ils interviennent bien tardivement. En les formulant, le prévenu ne donne pas l'impression d'avoir tiré les enseignements qui s'imposent. Dans ce contexte, il est frappant de constater que lors de l'audience de jugement, le prévenu, interrogé expressément sur ce point, n'a pas spontanément indiqué qu'il informerait sa future partenaire de sa séropositivité. On relève par ailleurs que le prévenu n'a, depuis le mois de mai 2011, fait aucun geste concret pour s'excuser vis-à-vis de la victime. Durant le délai d'épreuve du jugement du 2 octobre 2009, le prévenu a commis les crimes ici retenus.