Ce n'est qu'à son retour de vacances, en juillet 2011, après avoir été interpellé par la police et avoir comparu devant la procureure, que le prévenu s'est finalement décidé à se faire traiter. Cette absence de prise de conscience permet de conclure que le prévenu ne reconnaît pas sa faute. En effet, parmi les circonstances postérieures à l'infraction (qui doivent être prises en compte par le juge au moment de fixer la peine, ATF 119 IV 154, JT 1995 IV 84, 89), on constate qu'en novembre 2011, alors qu'il venait d'entreprendre son traitement, le prévenu a été surpris par la police alors qu'il embrassait une jeune fille dans un établissement public.