Le prévenu a agi de façon égoïste. Alors même qu'on l'avait averti en mai 2010 qu'il devait suivre un traitement, il n'en a rien fait. De même, après être allé rendre visite à l'hôpital en juin 2011 à Y., qui devait être maintenue en milieu stérile, le prévenu, qui a par ailleurs envoyé des SMS mensongers à la victime, en feignant alors de découvrir suite à un test qu'il était séropositif, n'a toujours pas voulu prendre conscience de la situation et n'a pas commencé de traitement médical. Ce n'est qu'à son retour de vacances, en juillet 2011, après avoir été interpellé par la police et avoir comparu devant la procureure, que le prévenu s'est finalement décidé à se faire traiter.