En effet, selon la jurisprudence, celui qui, se sachant séropositif et connaissant le risque de contamination, ne révèle pas son infection à son partenaire et entretient des relations sexuelles non protégées avec lui, alors qu'il serait simple de le mettre au courant ou d'utiliser des moyens de protection, montre une indifférence à l'égard d'une possible infection du partenaire à la suite de chaque rapport sexuel non protégé telle qu'on peut conclure qu'il s'accommode d'une telle infection même s'il ne la souhaite pas. Il ne se contente pas d'accepter ce risque en tant que tel, mais il accepte aussi que, lors de chaque rapport sexuel non protégé, ce risque puisse se réaliser (ATF 131 IV 1,