d'autre part, son état psychologique et ses réactions ont été jugées parfaitement crédibles par le Dr W., du Centre psycho-social neuchâtelois. Enfin, les recourants ne doivent pas perdre de vue que l'état d'esprit dans lequel se trouvait la jeune fille le dimanche 20 avril 1997 provenait, dans une large mesure, du propre comportement de A. et de certains de ses amis qui, au soir du 19 avril, s'était publiquement moqué d'elle en la rabaissant à un objet sexuel, sans pour autant que la crédibilité des faits tels qu'elle les a relatés avec constance n'en soit diminuée. Il est vrai que la tentative de suicide alléguée par T. est atypique.