{"Signatur": "NE_TC_999", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "1999-10-13", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_999_CPP-1998-6675_1999-10-13.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=1269&W10_KEY=1985477&nTrefferzeile=88&Template=search_result_document.html", "Checksum": "df582f6330ea36d8f27953f19bd8a34d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CPP.1998.6675", "INT.1999.1300"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Autres 13.10.1999 CPP.1998.6675 (INT.1999.1300)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Autres"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Autres"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Autres"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Viol. 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La faculté réservée à U. de changer d'avis était donc plus importante que la liberté laissée à T. de s'exprimer et de manifester son désaccord. A. a d'ailleurs clairement admis qu'il savait que son amie n'avait aucune envie de participer à une relation sexuelle de groupe.\n- Il est reproché aux premiers juges de ne pas avoir tenu compte des éléments figurant dans le dossier intime de T. et plus particulièrement de la relation qu'elle y fait des événements du 28 décembre, qui ne correspond pas à celle d'un viol.\nCet argument tombe à faux. Même si T. ne qualifie pas expressément de viol ou de contrainte sexuelle les actes subis le soir précédent, elle n'en fait pas moins une description qui ne laisse aucun doute sur leur caractère, qu'elle a ressenti comme pervers et contraignant, les rôles joués par chacun des quatre recourants y étant relatés de manière précise et correspondant à ce qu'ils ont admis en cours de procédure. Une simple comparaison avec la description que la jeune femme, enchantée, fait le 16 décembre de sa première relation sexuelle, librement consentie, avec A. illustre clairement la différence des situations en présence. Par ailleurs, l'on peut imaginer que le choc ressenti par la jeune fille suite à ces événements (mélange d'incompréhension, de sentiment de culpabilité, de honte, de dégoût, mais aussi toujours d'amour pour son ami) explique qu'elle n'en relate pas tous les détails et que, par un processus probable de négation, elle n'en reparle plus expressément dans son journal par la suite. Il n'était pas arbitraire non plus de retenir que T. a eu par la suite des sentiments totalement contradictoires à l'égard de A., l'aimant et le haïssant à la fois, désirant l'oublier et jalousant à la fois une rivale. Ces sentiments ressortent de son journal intime. Le fait qu'elle ait eu, par la suite, des relations sexuelles librement consenties avec l'un ou l'autre homme, ne signifie enfin pas qu'elle ait consenti, au soir du 28 décembre, à la relation sexuelle de groupe incriminée.\n- Il est reproché aux premiers juges de ne pas avoir suffisamment tenu compte du lien entre la découverte, par la patronne de T., d'une seringue usagée contenant de l'encre et la plainte tardive contre les quatre jeunes hommes.\nCertes, il est vraisemblable que si sa patronne n'avait pas trouvé la seringue sous son lit, T. n'aurait pas été amenée à révéler les événements du 28 décembre. L'on ne peut toutefois en déduire, comme le laissent entendre certains recourants, que la jeune fille a exagéré fortement l'importance et les effets de cette soirée dans le but de reléguer au second plan les conséquences de la découverte de la seringue. D'une part, il convient de souligner que T. a affronté et participé, de manière constante, à la procédure pénale, maintenant sa version des faits et confirmant sa plainte pénale; d'autre part, son état psychologique et ses réactions ont été jugées parfaitement crédibles par le Dr W., du Centre psycho-social neuchâtelois. Enfin, les recourants ne doivent pas perdre de vue que l'état d'esprit dans lequel se trouvait la jeune fille le dimanche 20 avril 1997 provenait, dans une large mesure, du propre comportement de A. et de certains de ses amis qui, au soir du 19 avril, s'était publiquement moqué d'elle en la rabaissant à un objet sexuel, sans pour autant que la crédibilité des faits tels qu'elle les a relatés avec constance n'en soit diminuée.\nIl est vrai que la tentative de suicide alléguée par T. est atypique. Elle n'est toutefois pas impossible, la jeune femme ayant exprimé de telles intentions par le passé et le Dr W. les ayant lui aussi relevées dans son rapport. Quoiqu'il en soit, si la jeune femme avait voulu utiliser la seringue dans un autre but‑ comme pour un tatouage ‑ il est vraisemblable qu'elle l'aurait dit à sa patronne.\nLe Dr W. a décrit le mode de fonctionnement de T.,soulignant qu'elle avait souffert d'importantes carences affectives durant son enfance ce qui la rendait plus vulnérable dans ses relations; de par sa grande demande affective et sa tendance à idéaliser l'autre, elle risquait de vivre des déceptions et des échecs sentimentaux. Il est erroné de prétendre que le fait que T. se soit doutée, à certains moments, de l'absence de sentiments de A. à son égard donne un autre éclairage à la soirée du 28 décembre. D'une part, elle n'avait plus exprimé ces doutes depuis sa nuit passée avec lui le 15 décembre; d'autre part, ce doute ne concernait que sa relation avec A. dont elle était amoureuse et non pas sa relation avec les trois autres recourants, qu'elle ne connaissait pas; enfin, cela ne signifie pas qu'elle aurait accepté d'avoir des relations sexuelles avec n'importe qui et dans n'importe quelles circonstances.\nAu vu de ce qui précède, les premiers juges n'ont pas arbitrairement apprécié les faits.\n4. a) Les recourants invoquent unefausse application des articles 189, respectivement 190 CF."}