permettre ainsi de faire disparaître des ordonnances prescrivant du Dormicum et du Dalmadorm, des emballages de ces somnifères ou des prospectus y relatifs. On notera encore qu'au début de son interrogatoire par la police après son interpellation le 6 décembre 1995, P. a répété la version mensongère qu'il avait donnée aux enquêteurs au mois de juillet 1995. Dès lors, on doit admettre que, par son comportement consistant à mentir pour donner une version des événements fausse après s'être concerté avec les autres personnes présentes, P. a compliqué l'instruction et que cette attitude permettait de craindre un risque de collusion.