Il s'agissait d'éclaircir ces questions. Dans ces conditions, compte tenu de ce que P. avait donné une version fausse, de concert avec les autres personnes présentes dans l'établissement le soir en question, avec lesquelles il avait pris contact, pour éviter des problèmes administratifs, le juge ne pouvait exclure un nouveau risque de collusion permettant aux personnes qui devaient être interrogées de mettre au point une version commune s'agissant de la prise des somnifères et de la cause des blessures de la plaignante. Il était aussi justifié que le juge d'instruction puisse procéder à des perquisitions sans alerter auparavant les suspects et leur