En l'espèce, il s'agit de déterminer si, par ses déclarations mensongères, P. a eu une attitude qui permet de refuser une indemnité pour détention injustifiée. Tel est le cas. En un premier temps, il convient de relever que, si les actes d'enquête n'avaient pas permis d'établir qu'G. avait été victime d'une agression d'ordre sexuel, ils n'avaient pas permis d'établir non plus la cause de ses blessures graves s'agissant de la fracture du crâne. Par ailleurs, la présence de benzodiazépines dans son organisme était inexpliquée. La procédure n'avait pas permis d'établir quand G. aurait pris les somnifères incriminés.