En effet, bien que le premier juge ait refusé de trancher par la voie du moyen préjudiciel la question de la prescription (procès-verbal d'audience du 5 octobre 1995), le dossier ne fournit en l'état aucun élément qui permettrait de connaître et apprécier l'argumentation subsidiaire de la deuxième intimée la conduisant à conclure au mal-fondé de la demande. Dans ces conditions et si l'on considère que, ayant eu en première instance gain de cause relativement à la prescription, les intimés, quand bien même ils l'auraient souhaité, ne pouvaient recourir, faute d'intérêt, sur la question de fond du mécanisme de l'accident et des fautes respectives des conducteurs impliqués, la Cour de