L'intéressé, que par ailleurs le dossier ne dépeint nullement comme un mauvais conducteur, l'a lui-même admis honnêtement devant le juge pénal (jugement du tribunal de police du 30 novembre 1993, cons.4). A ce lien de causalité naturelle vient s'ajouter celui de la causalité adéquate pour la raison que, on l'a vu, selon l'expérience générale de la vie et le cours ordinaire des choses, une légère ivresse est de nature à engendrer chez un conducteur un sentiment d'euphorie propre à l'entraîner à commettre, éventuellement en présence d'un comportement incorrect d'un autre usager, des fautes de circulation susceptibles de provoquer à leur tour un accident, en sorte