Quelques cas très particuliers mis à part, au nombre desquels la présente espèce ne compte pas, il est en effet notoire que l'alcool affecte le pouvoir de concentration, de jugement ou de réaction d'un conducteur (v.Rusconi, L'alcool au volant in Journées du droit de la circulation routière 1988 p.5 et 6). En l'occurrence, il paraît évident que l'incident puis l'accident de circulation ne se seraient pas produits si D. avait été parfaitement de sang froid. L'intéressé, que par ailleurs le dossier ne dépeint nullement comme un mauvais conducteur, l'a lui-même admis honnêtement devant le juge pénal (jugement du tribunal de police du 30 novembre 1993, cons.4).