invoquée puisqu'elle avait été écartée auparavant, certes au bénéfice du doute mais néanmoins de manière à lier le juge civil, par un jugement pénal ayant autorité matérielle de chose jugée (ATF 112 II 79). Ce raisonnement, qui méconnaît par trop le rôle que joue l'influence de l'alcool dans la survenance des accidents de la circulation routière, ne saurait être approuvé. Quelques cas très particuliers mis à part, au nombre desquels la présente espèce ne compte pas, il est en effet notoire que l'alcool affecte le pouvoir de concentration, de jugement ou de réaction d'un conducteur (v.Rusconi, L'alcool au volant in Journées du droit de la circulation routière 1988 p.5 et 6).