Alléguant que son mari n'assumait plus comme auparavant son devoir d'entretien, l'épouse, par requête du 4 octobre 1994, a saisi le juge des mesures protectrices de l'union conjugale du district de La Chaux-de-Fonds et a ainsi obtenu une ordonnance sans citation préalable des parties. Le mari ayant cependant déjà cité l'épouse en conciliation le 20 septembre 1994 devant le juge du district du Locle, celui de La Chaux-de- Fonds a dû se déclarer incompétent et constater l'irrecevabilité de la requête du 4 octobre 1994. Par requête de mesures provisoires du 15 novembre 1994, l'épouse a saisi le juge du Tribunal du district du Locle en demandant l'autorisa-