Le 22 juillet 1994, les locataires ont déposé une requête en contestation du loyer initial devant le Tribunal civil du district de Neuchâtel, concluant à la constatation que le nouveau loyer de 700 francs était abusif et à la fixation du loyer admissible à 586 francs par mois (plus 130 francs d'acompte de charges). Invoquant l'article 270 al.1 litt.b CO, ils font valoir en substance que la hausse de loyer est sensible, dès l'instant qu'elle n'est pas seulement, comme en apparence, de 9,7 %, mais bien en réalité de près de 20 % en raison de la variation (à la hausse) de l'indice des prix à la consommation et de celle (à la baisse) du taux hypothécaire de référence.