Le taux de l'intérêt hypothécaire ayant par la suite diminué, les locataires étaient légitimés à penser que le rendement, suffisant au départ, était devenu excessif et qu'une diminution de loyer se justifiait. Ainsi, en l'espèce, le bailleur ne saurait, selon les règles de la bonne foi, remettre en cause unilatéralement en cours de bail les bases contractuelles et arguer d'un rendement insuffisant pour s'opposer à une demande de baisse de loyer fondée sur la méthode relative. En effet, il n'a pas été établi que les circonstances s'étaient modifiées depuis la dernière fixation du loyer - laquelle est récente - au point de justifier un tel procédé (ATF 117 II 452; 118 II 130).