Les locataires ont ensuite adressé une requête le 1er septembre 1994 auprès du Tribunal civil du district de Neuchâtel, les époux M. concluant à une diminution de leur loyer mensuel net de 7,15 % dès le ler juillet 1994 et les époux B. à une diminution de leur loyer mensuel net de 8,55 % dès le 1er juillet 1994. B. Les parties ne se sont pas conciliées devant le Tribunal de district et, après discussion, il a été décidé que les deux causes seraient jointes et qu'un jugement sur moyen séparé serait rendu sur la question de savoir si la défenderesse était en droit d'invoquer le fait que le loyer ne lui procurait pas un rendement suffisant pour s'opposer à la demande de diminution du loyer.