Il faut se demander si, en l'espèce, le juge qui dispose d'une large marge d'appréciation (RJN 1991, p.61), devait admettre qu'il y avait doute quant à la responsabilité de l'inculpé. Selon la jurisprudence, il ne suffit pas qu'il y ait contradiction entre l'acte, la personnalité et le passé de l'auteur pour faire naître un doute quant à la responsabilité de l'inculpé justifiant d'ordonner une expertise psychiatrique. Le Tribunal fédéral a considéré que ces circonstances devaient être liées à d'autres causes, telles une maladie psychosomatique ou d'autres atteintes à la santé du prévenu, comme la sénilité (ATF 118 IV 6, JT 1994, p.98 et les références citées).