Des motifs d'ordre successoral ou fiscal ne peuvent être pris en considération (RJN 1992 précité, et références). En l'espèce, comme relevé ci-dessus, les époux R. n'ont entrepris aucune démarche formelle en vue de l'adoption de M. Par pacte successoral du 23 août 1983, ils l'ont instituée héritière universelle de leurs biens, en cas de prédécès de l'un d'eux. C'est quelques mois seulement après le décès de l'épouse de R. que la requête d'adoption a été déposée. Il s'agissait, selon les termes de cette requête, pour R., "de faciliter la transmission de ses biens à son héritière".