A. Dès l'année 1963, M., célibataire de nationalité italienne, et V., divorcée de nationalité suisse, ont fait ménage commun en union libre. Le premier n'a rien apporté, sinon éventuellement 20'000 francs d'économies restées en Italie (D.32), alors qu'à la suite de son divorce, la deuxième était propriétaire d'un immeuble à Saignelégier, de mobilier et d'une voiture (D.54/13). Le 15 avril 1964, V. a acquis, seule, une laiterie-épicerie à La Chaux-de-Fonds, qu'elle a exploitée en raison individuelle à son nom, M. y travaillant également et recevant un salaire (D.72, 54/20, 54/30).