n'exige pas que le possesseur ait été de bonne foi, c'est-à-dire qu'il se soit cru propriétaire de l'immeuble en cause. En revanche, il doit en avoir eu la maîtrise effective (art.919 CC) pendant le délai de trente ans. Au terme de ce délai, il acquiert la propriété de plein droit et la décision judiciaire, destinée seulement à l'inscription au registre foncier, n'a qu'une portée déclarative (Steinauer, Les droits réels, 3e éd., II, p.80 et les références citées). 3. En l'espèce, les propriétaires inscrits auraient eu 104 ans, pour le plus jeune d'entre eux, au début du délai allégué par le requérant.