La jurisprudence a toutefois admis les nova mais de façon restrictive, les circonstances devant être exceptionnelles (RJN 6 I 497). 4. En l'espèce, il ressort de l'attestation de la banque créancière du 23 juin 1995, jointe au recours, que celle-ci avait octroyé au recourant par téléphone la veille de l'audience un délai de paiement de la créance en poursuite échelonné sur une période de trois mois moyennant la remise d'effets dûment signés par le débiteur. Le recourant affirme - et l'intimé l'admet - qu'il a envoyé ces effets par pli prioritaire le même jour. La banque n'a toutefois reçu ces effets que le 20 juin 1995.