En ce que la défenderesse se prévaut de ses formations (psychiatrie de l’adulte et pédopsychiatrie), elle ne démontre toutefois pas qu'elle présente une patientèle sensiblement différente de celle de ses confrères, ou qu’elle effectue de ce fait des prestations plus coûteuses que les médecins de son groupe de comparaison en psychiatrie et psychothérapie du canton de Neuchâtel. La moyenne d’âge des patients (36.8) de la défenderesse est inférieure à celle de son groupe de comparaison (45.5), ce qui peut, dans une certaine mesure, accréditer sa thèse selon laquelle elle accueille plus d’enfants ou d’adolescents que son groupe de comparaison (28% d’enfants et d’adolescents en 2016).