Il y a lieu d'ajouter que la créance du demandeur est quoi qu'il en soit prescrite. a) En effet, tous les droits et prétentions relevant du droit public sont soumis à prescription et à péremption (Knapp, Précis de droit administratif no 745; Moor, Droit administratif II ch. 1.3.1.1, p. 83). Lorsque aucune disposition légale ne prévoit expressément la prescription de la créance, il faut s'inspirer des solutions adoptées par le législateur dans des cas analogues ou se référer à la codification générale que connaît le droit privé (Grisel, Traité de droit administratif, p. 665; Moor, op cit. I, p. 59 et la jurisprudence citée).