La doctrine est toutefois restrictive et estime que des "contrats en chaîne" n'engendrent un contrat de durée indéterminée que si leur succession s'inspire de la fraude à la loi ou constitue un abus de droit (Engel, op.cit., p.275 et les références). Cette règle, dégagée en droit privé (conclusion de contrats successifs pour faire obstacle aux règles protectrices des travailleurs), peut également s'appliquer en droit public. Or, en l'espèce, même si la recourante a fonctionné pour la première fois en qualité de déléguée en février 1994 et pour la dernière fois en mai 1996, l'attitude des cocontractants ne permet pas de retenir la thèse d'un abus de droit ou d'une fraude à la loi.