Dès le 1er juillet 1994, Monsieur L. ne percevait que 80 % de son dernier salaire. A partir de cette date, les effets sur la situation économique des époux L. étaient déjà visibles. Le fait que la Compagnie d'assurances Y. ait versé rétroactivement un montant de fr. 4'000 en décembre 1994, ne permet pas de considérer que la situation économique des époux L. ne s'est aggravée qu'à partir de décembre 1994. Ainsi, en date du 1er juillet 1994, les époux L. n'avaient aucun élément concret laissant penser que leur situation allait s'arranger dans les prochains mois et que la Compagnie d'assurances Y. serait, par conséquent, disposée à verser les 20 % restant.