Par décision du 9 novembre 1995, l'office du chômage a refusé de reconnaître le droit à l'indemnité, motif pris que l'assurée ne remplissait pas les conditions relatives à la période de cotisation et ne pouvait pas en être libérée comme le prévoit la loi lorsque l'invalidité du conjoint ou des raisons semblables contraignent l'assuré à exercer une activité salariée ou à l'étendre, étant donné que cette règle ne s'applique pas lorsque l'événement en question remonte à plus d'une année. Or, la reprise d'une activité lucrative par l'intéressée est consécutive à l'incapacité du travail de son mari, qui résulte de deux accidents survenus le 27 février 1992 et le 25 avril 1994, soit plus d'une