Par ailleurs, on ne peut le suivre lorsqu'il prétend que la déposition de D. est à même d'établir qu'il n'a commis aucune faute lors de l'accident du 19 décembre 1994. Outre que ce témoignage devait être entendu avec circonspection puisqu'il émane d'un ami du recourant, il ne permet pas d'établir avec certitude la vitesse à laquelle roulait la voiture de celui-ci au moment où elle a dérapé. En effet, D. n'a pas regardé son indicateur de vitesse lorsqu'il suivait ladite voiture au volant de son propre véhicule, déclarant qu'il "pouvait rouler à environ 60 km/h".