Le département peut d'ailleurs difficilement, pour justifier l'irrecevabilité des recours adressés à la Cour de céans, faire état des garanties de procédure prévues par le droit fédéral en matière de mesures de contrainte. En effet, dès le 19 mars 1996 en tout cas, le service des étrangers et de l'état civil avait fixé le jour et l'heure de l'expulsion du recourant (voir la lettre de cette date à l'Office fédéral des réfugiés), de sorte qu'en n'arrêtant le recourant que le 1er avril pour l'expulser le 3 avril, il semblait avoir pour principal objectif de ne pas soumettre l'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention au