Il résulte de ce qui précède que ce n'est pas à la commune qu'il appartient de veiller à une juste répartition de l'aide, mais au Conseil d'Etat. Or, en l'occurrence, il n'a jamais été allégué que la commune du Locle aurait déjà soutenu plusieurs projets de rénovation dans le cadre de ce décret ni que l'aide qui pourrait être accordée aux frères B. impliquerait qu'une autre région du canton, plus nécessiteuse que la commune du Locle, serait privée d'une quelconque aide. Au vu de ces éléments, et du but premier du décret qui est de soutenir des emplois dans le secteur de la construction en encourageant la rénovation de 250 logements jusqu'au 31 décembre 1995, l'argument de la commune du