Si l'octroi des aides publiques peut se faire en tenant compte des besoins réels tels qu'exprimés au vu de la situation du marché immobilier, le législateur a souligné le fait qu'en raison même des objectifs du décret, on ne pouvait pas accepter que la totalité de l'aide se concentre sur des localités précises dans le canton. C'est dès lors au Conseil d'Etat qu'a été attribué le mandat, en fonction des besoins manifestés, de veiller à une juste répartition de l'aide entre les différentes régions du canton (rapport précité, p.8). Il résulte de ce qui précède que ce n'est pas à la commune qu'il appartient de veiller à une juste répartition de l'aide, mais au Conseil d'Etat.