Comme on l'a exposé plus haut, l'évolution de la situation au cours des mois précédant la décision du 9 novembre 1994 devait être appréciée en rapport avec l'ensemble des faits des années précédentes, y compris l'avertissement du 10 juillet 1992. Aussi l'autorité pouvait-elle, sans tomber dans l'arbitraire, considérer qu'un nouvel avertissement ne serait pas propre à atteindre le but visé, savoir le rétablissement définitif d'un état conforme à la loi. Pour le même motif, elle pouvait également, sur le vu des expériences faites avec l'établissement en cause pendant plusieurs années, conclure qu'un retrait temporaire de patente n'aurait pas l'effet escompté