un préjudice important lié à la difficulté de remettre un tel établissement et à l'impossibilité pour elle d'obtenir une nouvelle patente avant cinq ans en vertu de la loi (art.52 al.3 LEP). L'objection selon laquelle les faits survenus en 1994 ne seraient pas d'une gravité suffisante pour fonder la mesure attaquée est vaine. Comme on l'a exposé plus haut, l'évolution de la situation au cours des mois précédant la décision du 9 novembre 1994 devait être appréciée en rapport avec l'ensemble des faits des années précédentes, y compris l'avertissement du 10 juillet 1992.