A elle seule, la bonne volonté alléguée de la titulaire de la patente n'y suffit pas, vraisemblablement à cause de la nature même de l'établissement et de la réputation qu'il s'est faite ces dernières années auprès d'une certaine catégorie de jeune clientèle. d) La recourante soutient encore que la clientèle en question se déplace dans d'autres établissements de la ville, ce qui met en cause l'intérêt public de la mesure qui la frappe. Ce moyen n'est pas fondé non plus. L'autorité cantonale considère qu'elle doit intervenir dans les cas où le problème de la drogue dans les établissements publics se présente avec le plus d'acuité, point de vue qui relève de l'opportunité