A cette occasion, l'intéressée a déclaré qu'elle avait l'intention de réorganiser l'exploitation de l'établissement, en abandonnant le domaine de la Space Music, et qu'elle s'engageait à ne pas prendre à l'avenir d'initiative qui puisse être comprise comme une incitation à la consommation ou au trafic de stupéfiants (lettre du mandataire de la recourante du 22 novembre 1993). C'est dire que la recourante était parfaitement consciente du problème, de l'importance que lui attachait l'autorité, et du fait que la patente qu'elle demandait à pouvoir obtenir se heurtait à des réserves sérieuses.