public évident à lutter contre la propagation des stupéfiants et reconnaît que des faits tels que ceux qui sont relatés dans le rapport de police du 8 novembre 1994 peuvent en soi justifier la fermeture d'un établissement. La recourante conteste en revanche le retrait définitif de sa patente en arguant que dans le cas particulier cette mesure est fondée sur des faits qui ne sont plus actuels, qu'elle ne se justifie donc plus par un intérêt public prépondérant, et qu'elle est disproportionnée à plusieurs égards. 3. a) Le retrait d'une patente constitue une révocation d'un acte administratif.