Or, sur une telle question, nul doute que le législateur disposait d'une très large marge d'appréciation, ce d'autant qu'aucune norme dont il aurait dû s'inspirer ne définit ce qu'il faut entendre par café-restaurant "de nuit". En tous les cas, en fixant l'heure d'ouverture à 21 heures, en lieu et place de la proposition du Conseil d'Etat de prévoir celle-ci à 20 heures (BGC 1990 no 156 I, p.1144), la commission du Grand Conseil qui a entendu mieux démarquer les cafés-restaurants de nuit de ceux de jour n'est pas sortie de son rôle en accentuant de la sorte la distinction entre ces deux catégories d'établissements.