On nierait ainsi dans la plupart des cas la prescriptibilité des créances de l'administré. Il pourrait en aller autrement, en revanche, si les conditions du droit à la protection de la bonne foi étaient réunies, fondées sur l'existence d'une promesse (v. Grisel, op.cit., p.390 ss), ce qui n'est manifestement pas le cas, ou si l'autorité avait incité de quelque manière l'intéressé à ne pas réclamer les prestations en cause (v. par exemple RJN 1995, p.143 cons.c), ce qui n'est pas le cas non plus. Au surplus, c'est le lieu de rappeler que l'ignorance d'un droit, soit le fait de ne pas faire valoir un droit parce qu'on ignore qu'il existe, n'en empêche pas la prescription (RJN 4 III 387).