le recours, motif pris que, en l'absence de dispositions légales topiques sur la prescription du droit à l'allocation de ménage, il fallait s'inspirer de la prescription de deux ans prévue par la loi sur les allocations familiales; que, par ailleurs, la prescription s'étendait aussi à la réclamation d'intérêts et que, les allocations demandées ayant été versées immédiatement après la présentation de la demande, l'Etat n'était pas en demeure et ne devait, partant, pas d'intérêts moratoires. L'affaire ayant été portée par l'intéressé devant le Conseil d'Etat, par voie de recours, ce dernier a rejeté