C'est pourquoi, on n'exige pas, pour admettre la récusation d'un juge, qu'il soit effectivement prévenu. Bien plus, il suffit de circonstances qui permettent de fonder une apparence de partialité ou un risque de parti pris. Lorsqu'il s'agit de juger de l'apparence de partialité et d'apprécier de telles circonstances, on ne peut cependant pas se fonder sur le sentiment subjectif d'une partie. La suspicion à l'égard des juges doit au contraire reposer sur des éléments objectifs (SVR 1995 UV no 28, p.82 cons.2a et les références; RJN 1992, p.229 et les références)