Comme la recourante disposait ainsi, en mai 1994, d'une connaissance approfondie du dossier à l'établissement duquel elle a assisté sans désemparer, on doit admettre, même au regard de son ampleur, qu'un laps de temps de 4 à 5 heures suffisait à la fois pour établir les conclusions civiles qu'elle a rédigées le 27 juin 1994 et pour préparer l'audience des débats du 30 juin 1994, à laquelle seule son avocate-stagiaire a comparu. A cet égard, les 8 heures mentionnées dans le mémoire d'honoraires dépassent largement le temps qu'un avocat diligent aurait consacré à la même activité compte tenu de la nature et de l'importance de la cause ainsi que de la responsabilité encourue par l'avocat