Dans ces conditions, force est d'admettre que, pour avoir suivi le dossier de façon permanente, elle en avait une connaissance suffisante avant l'audience des débats pour ne pas avoir à l'étudier comme aurait dû le faire un défenseur désigné après la clôture de l'instruction intervenue le 23 mars 1994. Or, en l'occurrence, l'assistance judiciaire sollicitée par S. K. le 24 juin 1994 ne lui a été accordée, par décision de l'intimé du 25 juillet 1994, qu'avec effet rétroactif au 1er mai 1994, soit à une date où le dossier pénal était déjà entièrement constitué, étant en outre précisé que ses demandes d'assistance formulées antérieurement au cours de l'instruction, les 28 octobre et 9 décembre