En effet, cette dernière procédure est marquée par un nombre considérable et régulier de ses requêtes adressées au juge d'instruction ou par la présence de son avocate-stagiaire à toutes les auditions du prévenu, des plaignantes ou des témoins. Dans ces conditions, force est d'admettre que, pour avoir suivi le dossier de façon permanente, elle en avait une connaissance suffisante avant l'audience des débats pour ne pas avoir à l'étudier comme aurait dû le faire un défenseur désigné après la clôture de l'instruction intervenue le 23 mars 1994.