A. Par ordonnance du 25 juillet 1994 rendue par le président du Tribunal de police du district de Neuchâtel, Me X. a été désignée, à compter du 1er mai 1994, comme avocate d'office de S. K. en sa qualité de plaignante dans la poursuite pénale dirigée contre son mari M. K., prévenu de lésion corporelle simple, de voies de fait, de menaces graves, de violations de domicile, de faux dans les titres et d'abus de téléphone. Ces préventions étaient fondées sur les plaintes pénales de son épouse des 3 et 23 mars, 25 juillet, 15 septembre et 5 novembre 1993 ainsi que sur les plaintes pénales de sa belle-mère, P., des 6 mai et 27 septembre 1993 portant également sur des voies de fait, violation de