Ce n'est qu'avec retenue qu'on admettra que la négligence supprime la présomption de bonne foi (RCC 1970, p.327). Dans l'appréciation de la bonne foi, le Tribunal fédéral des assurances s'en est tenu au critère du comportement dolosif ou gravement fautif, en niant la bonne foi lorsque l'assuré n'a pas fait preuve du minimum d'attention exigible. D'un autre côté, pour que soit réalisée une violation de l'obligation d'annoncer, il suffit - selon la jurisprudence constante - d'un comportement fautif ne constituant qu'une négligence légère. De même, la violation de l'obligation de renseigner ne dépend pas de l'existence d'une faute qualifiée dans le sens d'une négligence grave.